Belle de jour

de Luis Buñuel



France-Italie, 1967, 1h40
avec Catherine Deneuve, Jean Sorel, Michel Piccoli

Belle de jour
Epouse très réservée de Pierre, Séverine est en proie à des fantasmes masochistes révélant son insatisfaction sexuelle. Poussée par la curiosité, Séverine se rend discrètement dans une maison de rendez-vous et devient bientôt, à l'insu de Pierre, "Belle de Jour", la troisième pensionnaire de Mme Anaïs. Elle semble trouver son équilibre en assouvissant les désirs de ses clients mais l'aventure tourne mal quand Marcel, voyou habitué de la maison, s'éprend de Séverine...
 
Pour leur deuxième collaboration, Luis Buñuel et son coscénariste Jean-Claude Carrière adaptent le roman éponyme de l’académicien Joseph Kessel. Contrairement à Octave Mirbeau et son Journal d’une femme de chambre –dont le cinéaste était un fervent admirateur –, Buñuel n’apprécie guère le roman de Kessel et décide de l’exploiter à sa façon, en mettant davantage l’accent sur la dimension onirique et fantasmatique du personnage de Séverine. En effet, le film bascule constamment entre réel et imaginaire, sans établir de frontière vraiment claire. Le monde luxuriant – et luxurieux – des fantasmes féminins s’oppose à la répression des désirs inassouvis et à la frustration qu’elle entraîne. Il s’agit de l’un des tout premiers films à aborder le thème de l’érotisme féminin. Pour ce faire, Buñuel et Carrière se sont documentés auprès de femmes et de psychiatres afin d’être le plus fidèle possible au sujet, sans tomber dans l’analyse primaire vue à travers le spectre du regard masculin. Tourné en 1967, Belle de jour annonce la libération sexuelle à venir. Toutefois, le film reste dans l’évocation de l’érotisme sans jamais rien montrer, évitant le piège du voyeurisme. Le cinéaste joue avec la suggestion et laisse planer le mystère, symbolisé par la scène de la boîte apportée par le client asiatique, au contenu à jamais opaque. Lauréat du Lion d’or à la Biennale de Venise de 1967, Belle de jour fut le plus gros succès commercial de Luis Buñuel et reste son film le plus emblématique. Mais cette œuvre n’aurait jamais atteint son statut de chef-d’œuvre sans l’interprétation magnétique de Catherine Deneuve dans le rôle de Séverine, cette femme à l’allure prude, presque virginale, qui cache bien des secrets, dans la continuité de son personnage de Carole dans Répulsion de Roman Polanski (1965).

Extrait du dossier de presse


 

Séances

Ce film a été programmé en 2018 dans les cinémas associatifs suivants :
• Saint-Nazaire, Cinéma Jacques Tati
• Préfailles, Cinéma L'Atlantique
• Vallet, Cinéma Le Cep
• Rezé, Cinéma Saint-Paul
• Ancenis, Cinéma Eden
• Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Cinéphil
• Campbon, Cinéma Victoria
• Bouguenais, Cinéma Le Beaulieu
• Nantes, Cinéma Bonne Garde
• La Montagne, Cinéma Le Montagnard
• Saint-Michel-Chef-Chef, Cinéma Saint-Michel
• Saint-Étienne-de-Montluc, Montluc Cinéma
• Legé, Cinéma Saint-Michel
• Divatte-sur-Loire, Cinéma Jacques Demy
• Sainte-Marie-sur-Mer, Cinéma Saint-Joseph
• Le Pouliguen, Cinéma Pax
• La Turballe, Cinéma Atlantic