Centaure

de Aktan Arym Kubat



Kirghizistan-International, 2016, 1h30
avec Aktan Arym Kubat, Taalaïkan Abazova, Bolot Tentimyshov

Centaure
Dans un village au Kirghizistan. Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…
 
Après Le Voleur de lumière, vous revenez sur un thème qui vous semble cher : le passage d’un monde de traditions à un monde moderne dans lequel égoïsme et individualisme semblent prédominer. Quel fut le point de départ de ce film ?

Avec mon producteur, Cedomir Kolar, on a une habitude : une fois le film présenté à un festival, il me demande quel sera mon prochain projet. donc, une fois que Le Voleur de lumière fut terminé, je lui ai raconté plusieurs histoires, dont l’une était celle d’un voleur de chevaux qui vivait dans mon village. On avait un bel étalon tacheté qu’un jour il a volé. On l’a attrapé, interrogé, rossé, mais il n’a jamais voulu avouer la raison de ce vol. Je pense qu’il voulait juste le monter pour sentir la vitesse, le vent... Cedomir m’a tout de suite dit que cette histoire l’intéressait. Et je l’ai développée en pensant que, si mes trois premiers films formaient une trilogie (La Balançoire, Le Fils adoptif, Le Singe) dont le thème central était « Je me souviens et j’ai mal », je pense que Le Voleur de lumière, Centaure et – j’espère – mon prochain film formeront aussi une trilogie dont le thème est « Je vis et j’ai mal ». Or ce que j’endure, ce que je vois dans mon pays me fait réagir et me fait mal. Je ne pense pas être le seul dans ce cas, les artistes en général réagissent ainsi. Et donc l’histoire, développée dans Centaure et qui parle d’un homme qui cherche Dieu, est comme une généralisation de mes propres souffrances, de ma douleur.

Entretien avec le réalisateur, dossier de presse


 

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