Chelli

de Asaf Korman



Israël, 2014, 1h30, VOSTF
avec Liron Ben-Shlush, Dana Ivgy, Yaakov Zada Daniel

Chelli
Chelli et Gabby sont sœurs et s’aiment follement. Chelli s’occupe seule de Gabby qui est handicapée mentale. L’arrivée d’un homme – Zohar – dans la vie de Chelli fait naître un trio singulier, où les frontières entre protection, sacrifice et amour vont être brisées.
 
Asaf Korman cherche bien davantage à mettre en tension son film par les moyens du cinéma – ce qui est évidemment beaucoup plus intéressant. Ainsi, à cause d’une inhabituelle position des unes et de l’autre au réveil, Chelli découvrant que Zohar s’est endormi près de Gabby, un sentiment de soupçon va la gagner, aux conséquences lourdes de menace. On a parlé d’Hitchcock ou de cinéma de genre à propos de Chelli, quand le film a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, l’an dernier. C’est moins dans le suspense que dans l’électrisation des plans que la référence n’est pas incongrue. Ce qui éclaire sur l’élégance pleine de vivacité de ce film risqué.

Christophe Kantcheff, Politis