Menu

La Vie et rien d'autre

de Bertrand Tavernier



France, 1989, 2h15
avec Philippe Noiret, Sabine Azéma, Maurice Barrier

La Vie et rien d'autre
La Vie et rien d'autre



1920. La Première Guerre mondiale est achevée depuis deux ans. La France panse ses plaies et se remet au travail. Dans ce climat, deux jeunes femmes d'origines sociales très différentes poursuivent le même but, retrouver l'homme qu'elles aiment et qui a disparu dans la tourmente. Leur enquête les conduit à la même source d'information, le commandant Dellaplane. Du 6 au 10 novembre 1920, Irene, Alice, le commandant se croisent, s'affrontent et finalement apprennent à se connaître...
 
Il faut saluer ici la beauté de la photographie de Bruno de Keyzer, ainsi que l'admirable travail sur les décors de Guy-Claude François : la vie y continue comme elle peut, et où elle peut : l'une des plus discrètes mais des plus belles idées formelles du film est en effet cette inscription permanente dans des décors réinvestis, dans des espaces partagés : une usine devenue un hôtel, une église transformée en cabaret de fortune, un théâtre en bureau administratif... Tout ceci témoigne d'un "entre-deux" inconfortable, où "dans l'attente de" on ne sait jamais vraiment quoi, il faut se résoudre à cohabiter. Le curé avec les musiciens. L'institutrice remplaçante et le titulaire qui ne sait pas s'il veut reprendre le poste. Les gens du cru et les populations des colonies. Ceux qui fêtent la victoire et ceux qui pleurent leurs disparus. Ceux qui sombrent et ceux qui exultent, comme le traduit si parfaitement la tirade même pas cynique du sculpteur, qui évoque un âge d'or pour sa profession en cette période où les monuments aux morts fleurissent dans les villages (comment ne pas évoquer, également, l'idée incroyable de ces représentants d'une commune "sans morts" qui viennent en quémander aux communes voisines)... Evidemment, l'idée d'"entre-deux" se prolonge au-delà de cet état de fait quotidien, et la présence d'André Maginot, alors ministre des Pensions, lors de la cérémonie finale, ne peut pas aller sans évoquer un autre conflit se profilant déjà au sombre horizon. Le "devoir de mémoire", ne serait-ce pas, avant tout, de garder à l'esprit les leçons du passé ?

Antoine Royer, Critikat



Séances

Ce film a été programmé en 2018 dans les cinémas associatifs suivants :
• Préfailles, Cinéma L'Atlantique
• Vallet, Cinéma Le Cep
• Campbon, Cinéma Victoria
• Saint-Herblain, Cinéma Lutétia
• Saint-Étienne-De-Montluc, Montluc Cinéma
• Le Pouliguen, Cinéma Pax
• Bouguenais, Cinéma Le Beaulieu
• Saint-Nazaire, Cinéma Jacques Tati
• La Montagne, Cinéma Le Montagnard
• Vertou, Ciné-Vaillant
• Divatte-Sur-Loire, Cinéma Jacques Demy
• Nozay, Cinéma Le Nozek
• Legé, Cinéma Saint-Michel
• La Turballe, Cinéma Atlantic
• Saint-Michel-Chef-Chef, Cinéma Saint-Michel
• Ancenis, Cinéma Éden
• Clisson, Cinéma Le Connétable
• Sainte-Marie-Sur-Mer, Cinéma Saint-Joseph
• Nantes, Le Cinématographe
• Nort-Sur-Erdre, Cinéma Paradiso
• Saint-Philbert-De-Grand-Lieu, Cinéphil
• La Bernerie-En-Retz, Cinéma Jeanne D'arc