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Plein soleil

de René Clément



France, 1960, 1h54
avec Alain Delon, Marie Laforêt, Maurice Ronet

Plein soleil
Plein soleil
Tom Ripley est chargé par un milliardaire américain, M. Greenleaf, de ramener à San Francisco son fils Philippe qui passe de trop longues vacances en Italie auprès de sa maîtresse Marge. Tom entre dans l'intimité du couple et devient l'homme à tout faire de Philippe qui le fait participer à toutes ses aventures sans cesser de le mépriser.
 
En août 1959 quand débute le tournage, Alain Delon a 23 ans. Ses partenaires, Maurice Ronet et Marie Laforêt, ont 32 ans et 20 ans. Toute une jeunesse dorée par le soleil d’une Italie de villégiature idéale entre les rues de Rome et la côte aux environs de Naples. Un pays qui n’existe plus, des acteurs qui sont morts ou ont vieilli. Plein Soleil, en regard de sa transposition très libre du roman de Patricia Higsmith M. Ripley, est un reportage sur la jeunesse, l’insouciance, le je-m’en-foutisme d’une époque d’après-guerre où on rêvait de vivre d’amour, de chianti et de gros chèques envoyés aux «enfants» par un papa américain et milliardaire. Un vent libertaire souffle sa tempête aussi fort dans Plein Soleil que dans les films de la Nouvelle Vague. Conjugalité à trois et art appliqué de foutre l’argent par les fenêtres, on pense par cousinage au Bande à part de Godard. Mais par-delà sa sociologie d’époque et une intrigue policière littéralement au couteau, Plein Soleil ne tiendrait pas sans la puissance de son documentaire sur Delon le jeune. Beau évidemment, très beau. Mais pas que. Cette bombe est une machine infernale qui retarde sans cesse son explosion.

Gérard Lefort, Libération



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