Swallow

de Carlo Mirabella-Davis



USA, 2019, 1h34
avec Haley Bennett, Austin Stowell, Denis O'Hare

Swallow
Hunter semble mener une vie parfaite aux côtés de Richie, son mari qui vient de reprendre la direction de l’entreprise familiale. Mais dès lors qu’elle tombe enceinte, elle développe un trouble compulsif du comportement alimentaire, le Pica, caractérisé par l’ingestion d’objets dangereux. Son époux et sa belle-famille décident alors de contrôler ses moindres faits et gestes pour éviter le pire : qu’elle ne porte atteinte à la lignée des Conrad… Mais cette étrange et incontrôlable obsession ne cacherait-elle pas un secret plus terrible encore ?
 
[...] du premier film passe-partout et de la tentation de formatage du «cinéma de standing» indé, Swallow bifurque et étonne, décidant de privilégier la convulsion de vie à l’arty, la logique du récit aux quatre épingles du costume bien taillé, et l’humour décalé aux irritations intestines. Il échappe aux écueils par un souci sensible de son personnage, allant au bout de ce que Hunter a à faire, à dire et à régler. L’échappée et les conditions de sa fuite font débrayer le film, de l’essai en huis clos au film d’extérieur vagabond. Jusqu’à la confrontation finale entre elle et le père, assez stupéfiante d’évidence inopinée. Swallow, à partir de l’arrivée de Luay, l’infirmier syrien, beau personnage à la présence d’un burlesque mine de rien, sort de sa coquille de raides contraintes.

Camille Nevers, Libération



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